Un accès aux soins palliatifs insuffisant et disparate, déplore la SCC

/ janvier 12, 2016/ Nouvelles

Source : 985fm.ca Les Canadiens qui sont gravement malades sont carrément «laissés pour compte» en matière de soins palliatifs, affirme la Société canadienne du cancer dans un rapport qu’elle vient de publier. Ces soins sont insuffisants et, en plus, l’accès à ces soins varie énormément d’une province à l’autre, voire d’une région à l’autre au sein d’une même province, déplore la SCC. Dans son rapport, elle déplore également le manque de formation des médecins et infirmières en la matière. Ce rapport de la Société canadienne du cancer est diffusé alors que la question de l’aide médicale à mourir revient dans l’actualité, tant sur la scène fédérale que provinciale. Quand on parle de soins palliatifs, on parle de soins de confort, pour la qualité de vie d’une personne gravement malade, mais aussi de soutien social et spirituel, puis du contrôle de la douleur. Des services peuvent également être offerts à la famille. La SCC souligne que seul le Québec a adopté une loi garantissant des soins de fin de vie pour les personnes atteintes d’une maladie incurable. Mais même au Québec, l’accès aux soins palliatifs varie selon la région d’un accès de 20 à 60 pour cent, note André Beaulieu, porte-parole de la Société canadienne du cancer. En Ontario, 40 pour cent des patients atteints de cancer ne reçoivent pas d’évaluation de leurs besoins en soins palliatifs au cours de la dernière année de leur vie, note le rapport de la SCC. Dans la région de l’Atlantique et dans l’Ouest du pays, moins de la moitié des personnes qui meurent à l’hôpital reçoivent des soins palliatifs. «Quand il y a des soins palliatifs qui sont offerts, ils sont de bonne qualité, mais encore faut-il qu’ils soient accessibles. Et c’est là que le bât blesse. On voit qu’il y a une grande disparité au niveau de l’accessibilité des soins palliatifs à travers le pays et même dans une même province», déplore M. Beaulieu en entrevue. «Même à Montréal, dans certains endroits, si on veut avoir des services à la maison dans le domaine des soins palliatifs, les CLSC étant responsables de leur budget individuellement, nous on y a peut-être droit et notre voisin en face qui tombe sous la juridiction d’un autre CLSC n’aura peut-être même pas droit à ça. Ça devient un peu comme ‘ai-je le bon code postal pour avoir droit à des soins palliatifs?’ C’est un non-sens», dit-il. Demandes…